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ORLY – RUNGIS (ZONE DU SENIA )

Maîtrise d’ouvrage: EPA ORSA

Equipe: Devillers et associés architecture, urbanisme, paysage et infrastructures

Alphaville, programmation et évaluation urbaine

SEGIC BET déplacements

Penicaud, BET développement durable

Missions: Études de définition en deux phases

Durée des études: 2008 – 2009

Les études pour ce projet mené par l’EPA ORSA dans la zone industrielle du Senia à Orly débutent en 2009. Il s’agit d’une zone d’activités industrielle, l’une des grandes « plaques » d’activités du territoire d’Orly, à l’image du MIN de Rungis, de l’emprise logistique de la Sogaris, de la Semmaris etc. L’agence connaît bien ce territoire : elle a travaillé pour Aéroports de Paris en 2007/2008 (Cœur d’Orly), elle en connaît les problématiques métropolitaines étudiées dans le cadre du Grand Paris : comment dépasser le morcellement de ce territoire en plaques infranchissables pour lui faire jouer tout son potentiel économique ? La fragmentation est en effet la première caractéristique de ce territoire en dépit d’une desserte exceptionnelle — autoroutes A86 et A106, gare TGV, RER C, bus Trans Val de Marne et bien sûr aéroport d’Orly. Si elle est très bien desservie, la zone est presque impraticable en modes doux (piéton ou cycliste) et les voies urbaines se confondent avec les bretelles autoroutières. Les parcours sont donc longs et peu lisibles. Pour devenir le centre économique du Sud francilien, ce territoire doit développer ses relations avec son voisinage et enrichir ses complémentarités fonctionnelles.

L’agence propose une stratégie double : restructurer les réseaux de transports et diversifier les programmes implantés. Les transports doivent être plus efficients, avec un réseau spécifique à la zone, et s’appuyer sur des espaces publics de qualité : a contrario du réseau autoroutier, le réseau urbain doit être densifié et maillé pour devenir continu. L’agence préconise également une évolution progressive de la zone vers la « ville présentielle », stade de développement urbain accueillant autant de logements que d’emplois, pour une ville active 24h/24. Sans disparaître, les activités industrielles sont peu à peu complétées par des activités tertiaires, des logements, des commerces. À l’échelle du SENIA, le centre commercial Belle-Épine et la RN20 sont intégrés à un grand parc linéaire, dense et mixte, qui accueille la rotule du quartier : un pôle de transport multimodal.

Ces propositions sont accompagnées d’une méthode inédite de gestion. Le foncier étant composé de grandes emprises détenues par des opérateurs économiques importants, ceux-ci sont associés au projet. Dans une logique réaliste, la stratégie consiste à leur garantir la pérennisation de leurs activités, une valorisation foncière et un soutien dans la mutation de leur bâti. En contrepartie, ces opérateurs mettent certaines parcelles

à disposition de l’opération : celles-ci ne nécessitent plus une acquisition de l’aménageur.

Cette méthode fondée sur le dialogue entre acteurs illustre l’approche du projet urbain défendue par l’agence : un urbanisme négocié.

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