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PONT AU-DESSUS DES VOIES DU RER C VITRY – LES ARDOINES

Maîtrise d’ouvrage EPA ORSA

Maîtrise d’œuvre D&A et Marc Barani architectes

Setec TPI BET Structure, Secteur BET VRD, ON concepteur lumière

Mission concours niveau AVP

Dates 2014-2015

Montant de travaux 32 M€

Perspectives: Loukat et By-encore

Lien vers franchissement de la LGV

Un pont est un ouvrage qui relie, mais également un ouvrage qui abrite. Nous pensons que la problématique majeure pour l’insertion des ouvrages en milieu urbain est celle du traitement de leurs sous-faces.

Celui que nous proposons se perçoit comme un arc continu à l’échelle du paysage des Ardoines: puissant du simple fait de sa grande longueur (280m pour sa façade Nord, entre le début de la rampe Est et la pile C1), il s’étire horizontalement  pour relier naturellement le parvis de la grande Halle et celui de la gare qui le surplombe en face, les reliant physiquement et visuellement.

C’est néanmoins un ouvrage accueillant parce qu’habité dans sa profondeur.

Nous avons imaginé son « dessous » comme un espace continu, qui inclut également l’espace dégagé sous les rampes, avec une continuité de l’intrados d’un bout à l’autre, laissant deviner du dessous la distance qui sépare l’extrémité de chacun des deux parvis.

L’ensemble couvre ainsi, comme sous un même toit, 3 séquences : la rampe habitée à L’Est, la « salle hypostyle » au centre (le franchissement proprement dit), et le parking sous la rampe Ouest.

 

La solution structurelle proposée, la dalle nervurée précontrainte, est à la fois optimale en termes de coût et de consommation de béton. Elle permet d’obtenir la finesse nécessaire du tablier, afin de répondre au mieux aux exigences sur le nivellement de l’espace public.

Le dessin des piles reprend une forme légèrement vrillée, résultante assez logique des données d’ordre structurel :

–             en partie basse leur section s’allonge parallèlement aux rails pour prendre en compte  les chocs ferroviaires en service tout en permettant une circulation fluide des piétons sur les quais

–             en partie haute elles s’évasent dans le sens longitudinal de l’ouvrage (perpendiculairement donc) pour supporter les appareils d’appuis et les vérins nécessaires à leur changement ou à la mise en place du tablier lors de son poussage (les palées provisoires ne sont pas nécessaires).

 

Un pont urbain c’est d’abord la continuité de l’espace public : Vu du dessus le tablier est conçu comme un plateau, c’est-à-dire exempt de toute émergence.

 

Ce pont se devait aussi d’intégrer dès l’origine la possibilité du passage à 2×2 voies. La coupe en travers que nous proposons fonctionne aussi bien à 28m ou à 32m : l’élargissement consiste à ajouter une pile similaire aux autres, selon la même trame régulière, ce qui évite à la fois d’avoir recours à une extension en encorbellement avec un porte-à-faux démesuré mais surtout permet d’éviter l’écueil de l’ouvrage inachevé en attente de sa future extension : aussi bien à 28 m ou à 32m l’ouvrage est « fini », ses rives sont identiques et il possède toute sa cohérence structurelle et toute sa force architecturale.

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Présentation1

 

 

 

 

 

 

 

 

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